Tissu HUMAIN

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REFLEXIONS D’UN FLâNEUR SOLITAIRE

(CYBERPRESSE  – 18 juin 2009)

J’habite le Red Light, cet îlot charnière entre l’est et l’ouest, le sud et le nord, à la frontière de Chinatown, et j’aime ce quartier populaire organisé autour du mouvement des passants aux origines diverses.

J’ai participé aux différentes consultations et présentations du quadrilatère Saint-Laurent, où je n’ai rien entendu sur ce tissu humain. Il s’agissait d’imposer dans les plus brefs délais une tour à bureaux, qui n’animera pas plus le quartier que sa jumelle sur René-Lévesque. Un immeuble qui se remplit le matin et se vide le soir à l’opposé du rythme de ce quartier et de celui des spectacles qui s’anime la nuit. À ce carrefour encore vivant, ce paquebot désert dans l’obscurité arrive avec son obligation d’éradiquer, pour cause de standing les cultures marginales aux alentours, tout ce qui fait le charme de mon quartier bohème.

Soyons positifs, même s’il s’agit des simples réflexions d’un flâneur solitaire, amoureux de Montréal, qui constate la disparition progressive des stationnements en îlots d’habitation. Dans le quartier, avec la construction de l’Opéra et celle du CHUM, l’immobilier se porte bien, alors pourquoi ne pas faire un immeuble d’habitation, animé le jour et la nuit avec ses commerces de voisinage, une architecture mobile de 4 ou 5 étages de condos avec au sommet des ateliers d’artistes ? Des appartements que ne boudera pas la bourgeoisie bohème. Une belle occasion d’expérimenter une création futuriste avec des formes originales ce dont semblent manquer cruellement Montréal. Une construction qui respecte à la fois l’histoire de la métropole et son mouvement en l’intégrant à l’esprit du quartier. Un quartier qui demeure à préserver et donc qui doit être habité.

Et le flâneur se prend à rêver. Le club Cléopâtre au rez-de-chaussée, où se rencontrent danseuses érotiques et cow-boys urbains, pourrait être voisin d’une salle de danse contemporaine, dont la tendance dominante est largement transgressive, sexe et corps mêlés. Au premier étage, où se tiennent les messes occultes qui rassemblent fétichistes, travestis et autres minorités érotiques, une galerie photos orientée dans la même direction, pourrait servir de décor et de commerce.

À côté du Montréal Pool Room avec ses fameux hot-dogs, un chef bien inspiré pourrait ouvrir un restaurant avec poutine au caviar ou au foie gras. La culture devrait-elle être exclusivement labelisée? Pourquoi les spectacles populaires devraient-ils disparaître ? La culture n’est-elle pas cet espace d’échanges où se rejoignent parfois les contraires sans qu’ils aient à s’exclure?

Prenons soin à respecter cet ancrage populaire du quartier des spectacles, avant qu’il ne dérive, au fil des ans en ghetto culturel de la Société du spectacle. Nous souhaitons pour l’épicentre de Montréal, une construction vivante, 24 heures sur 24, capable d’intégrer les différences urbaines plutôt que de les éliminer, une création architecturale du XXIe plutôt que de la fin du XXe .

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MUSING OF A STROLLER SOLITARY PERSON


I live in Red Light, this island hinge enters is it the West, the South and the North, on the border of China Town, and I like this popular district organized around the movement of the passers-by in the diverse background. I participated in the various consultations and the displays of the quadrangle Saint Laurent, where I heard nothing on this human fabric(tissue), it was a question of imposing as soon as possible a tower in A tower with offices which will not animate more the district than his twin on René Lévesque.

A building which fills in the morning and empties in the evening contrary to the rhythm of this district which livens up at night. In this still alive crossroads, this deserted passenger ship in the darkness manages with its obligation le to eradicate, because of status the marginal cultures surroundings, all which makes the charm of my bohemian district.

Let us be positive, even if it is about simple reflections of a solitary stroller, a lover of Montreal, who notices the progressive disappearance of car parks in island of house. In the district with the construction of the Opera and that of the CHUM  the real-estate goes well, then why not to make an apartment building, animated(stimulated) in the daytime and at night with its businesses of neighbourhood4 or 5 floors of condos with at the top of artists’ studios(workshops).

Apartments that four cardinal points will not avoid us the bohemian bourgeoisie A beautiful opportunity to experiment a futuristic creation with original evoking forms. A type of new construction, which misses cruelly has Montreal and which respects at the same time the history of Montréal and its movement by integrating it into the spirit of the district. . A district which lives to protect and thus who must be lived.

And the stroller begins to dream, The Cléopâtre club in the rez of road, or meet, erotic dancers and urban cowboys often badly in saddle could be nearby for better based public, of a contemporary dance room, The dominant tendency of which is widely transgressive, sex and bodies. In the first floor,where are held the occult masses which collect fetishists, transvestites and the other erotic minorities, a gallery photos directed in the same directioncould serve as decoration(set) and as business.

Next to Montreal Pool Room with its  hots dogs famous, a cook de inspired well could open a restaurant with Poutine to the caviar or to the foie gras. The culture should it be exclusively labélisée, why the popular shows should, to disappear, the culture is it not this space of exchanges where sometimes join opposite without that they have to be excluded. Let us be careful to respect this popular anchoring of the district of the shows(entertainments), before he(it) diverts(derives), over the years in cultural ghetto of the Company(Society) of the Show(Entertainment).

We wish for the epicentre of Montreal, a construction alive, 24 hours a day, capable of integrating(joining) the urban differences rather than of eliminating them, a creation architectural of the XXIth rather than the end of the XXth.

Dr. Jean Dominique LECCIA Psychiatre Prof. Assistant. U. McGill. Montréal
http://www.geomental.com

PS: I have nothing against the big projects and many against the urbanistic disasters from which we receive in the psychiatric emergencies the victims.

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Une Réponse to “Tissu HUMAIN”

  1. Magnifique !
    Il ne peut y avoir de Tissus Urbain sans Tissus Humain !

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